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UNE RUE, UN NOM : La rue Guynemer à St Sauveur

Georges Guynemer (1894-1917) ne revient pas de mission le 11 septembre 1917. Mais ce n’est que quelques jours plus tard, que la France apprend officiellement sa disparition.

On n’a jamais retrouvé, ni son corps, ni son avion. « Son appareil a disparu dans les nuages avec sept avions allemands aux trousses.»

25 janvier 1917, Guynemer abat 2 avions le 26, et un le 27.

19 mars, 37 è victoire

Mai, 7 avions abattus dont 4 dans la seule journée du 25 mai, dont deux en deux minutes, un record !

Le 11 septembre à la tête de son escadrille, » les Cigognes« , il abat son 53 è avion avant de disparaître, semble-t-il, en, territoire allemand.

Celui qui a tué Guynemer est Le lieutenant Wissmann, tué à son tour quelques temps plus tard. Il avait écrit à ses parents : « Ne vous inquiétez pas, car jamais je ne pourrai avoir un ennemi aussi dangereux. »

« Tombé en plein ciel de gloire, ses 53 victoires homologuées et la trentaine d’autres supposées, faisaient de lui l’as des as, l’admirable tueur de boches », Georges Guynemer est un héros largement oublié. Sa devise « faire face » inscrite au fronton de l’école de l’air, à Salon de Provence, pourrait servir d’exemple pour la jeunesse.

20 février il est promu capitaine.

De santé fragile, cinq fois réformé, c’est grâce à son père ancien officier de Saint-Cyr qu’il peut intégrer l’armée. Le capitaine Brocard interpelle l’instructeur et pilote Védrines :
« Védrines, deux nouveaux pilotes sont annoncés. Vous les recevrez. Vous ferez attention, l’un deux est un gosse de vingt ans qui paraît-il, est une vraie petite fille et qui a du cran ; Voyez ce qu’il a dans le ventre.» La petite fille, c’était Guynemer ! Sur ce corps fluet de potache, on sentait une volonté de fer, une énergie à toute épreuve, une décision que rien ne pourrait vaincre.

Des débuts difficiles : au premier essai, il brise son avion à l’atterrissage. Il faudra toute la diplomatie de Védrines pour que le capitaine Brocard lui donne une nouvelle chance.

Le courage était sa qualité dominante. Il connaissait les dangers mais pour les mépriser. Quand il parlait de la chasse et de ses périls, il n’hésitait pas à affirmer « que la mort en plein ciel était la plus belle et la plus glorieuse […]
Je souhaite tomber chez nous, mais jamais je ne reculerai devant l’ennemi quel qu’en soit le nombre.»  Propos de Jules Védrine, instructeur de Guynemer, 26 septembre 1917.

Avec 21 citations, il est promu, le 24 juin 1917, officier de la légion d’Honneur, croix de guerre, avec palmes. Sa dernière citation, posthume, rend hommage à un « héros légendaire tombé en plein ciel de gloire après trois ans de lutte ardente, qui lègue au soldat français un souvenir impérissable qui exaltera l’esprit de sacrifice et les plus nobles émulations. »

Maurice COUSSEMENT